Ham Ham Hamtaro!

Utente: Cappuccina
La donna che credeva di non avere più tempo

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Avete bevuto *loading* cappuccini!

mercoledì, 28 febbraio 2007

Regalami  il tuo sapore, il tuo profumo, il tuo sguardo che trema per un attimo. Solo uno. Quelle braccia calde di una risposta. Il tuo tatto. Solo per un maledetto attimo. Uno solo.  Ancora.

Poi sparirò, non dovrai chiedermelo neppure. Alla fine della danza aprirai gli occhi ed io non ci sarò più. Troverai una matita colorata sul cuscino. intera. Sarà là, ed io sarò via.

Sai che c'è qualcosa di maledettamente inafferrabile nelle persone? Tu lo sai. Per una notte, una notte sola, puoi darmi qualcosa che non sia amore e che non sia sesso, ma sia molto di più. Tu puoi darmi per il tempo di una danza l'ineguagliabile illusione di averti sfiorato nell'imprendibile, di averti stretto e avuto mia dove non potevo, di aver assaggiato un barlume della tua infinità.

Solo per un attimo. l'attimo di questa dannata danza.

 

E ci sarà una matita. Intera.

Ed io sarò via con il tuo graffio nello sguardo.

Un sorriso ed un maglioncino intriso ancora di te.

 

Sorseggiato da: Cappuccina quando erano le ore 19:39 | Link | commenti (10)
categoria:pensieri caldi
martedì, 20 febbraio 2007

Ci sono parole che mi fanno ridere, parole che mi fanno piangere.
Ci sono parole che entrano nel mio corpo come pugnali,
parole che violano la mia mente, parole che inondano il corpo,
che lo colpiscono più di uno schiaffo.

Ci sono parole che vorrei sentire, parole che temo.
Ci sono parole che ammaliano il mio cuore come uno sguardo,
parole che sfidano le difese della mia anima, parole che mi fanno fremere,
che mi lambiscono più di una carezza.

E ci sono parole che non sono per me.

Eppure queste parole riescono a  strappare un'emozione dal mio corpo...

Un soffio di estasi rubata ad un'altra.

Sorseggiato da: Cappuccina quando erano le ore 03:02 | Link | commenti (10)
categoria:pensieri caldi
sabato, 10 febbraio 2007

Comme  toutes les fins de semaine, il passait devant la Grande Librairie. Selon un rituel instauré depuis quelques mois, sinon des années, il s'arrêtait devant la vitrine, regardait les nouveautés, s'intéressait aux différents thèmes exposés. Quelques fois, il entrait dans le magasin, flânait entre les rayons ou allait directement aux endroits où il savait trouver tel ou tel livre en fonction de ses besoins du moment, achetait le livre. D'autres fois, il entrait simplement sans but précis et errait entre les tables. Il passait un long moment à rêver avec un livre au titre évocateur, à regretter de n'avoir pas le talent de tel ou tel auteur, de n'avoir pas eu l'idée de cette histoire qui avait tant de succès et ressortait sans avoir rien acheter, relativement fier d'avoir résisté à la tentation.
Ce samedi là, il était partagé entre acheter ou ne pas acquérir un livre. Et si oui, il ignorait encore lequel il choisirait. Le reflet du paysage montagneux faisait un filigrane sur la devanture du magasin sur lequel s'animaient les ombres des véhicules et des passants. Il avait noté machinalement le furtif mouvement de quelqu'un qui avait dépassé la vitrine, s'était arrêté un bref instant et était revenu sur ses pas pour contempler l'autre côté de la baie vitrée. Il avait conscience de la présence de cette autre personne à son côté qui, comme lui, examinait le contenu de la devanture. Il leva les yeux pour mieux observer un livre sur les fusées placé sur sa droite et en hauteur. Il voyait nettement le reflet de la silhouette voisine se superposer à celui de l'arbre du trottoir. Plus nettement encore, l'image du visage projeté sur la vitre. Il ferma les yeux un instant et se moqua de lui-même en se disant qu'il faisait une fixation. Il ouvrit de nouveau les yeux. La silhouette était toujours là. Le visage, encore plus net, semblait le regarder. Lentement, il se tourna sur sa droite, se disant qu'il était ridicule de vouloir dévisager la personne à côté de lui. Puis, risquant le tout pour le tout, il releva la tête et regarda franchement la jeune femme à côté de lui.
Autant le sourire de la jeune femme rayonnait et éclairait son visage, autant le sien était un mélange de surprise, d'incrédulité, de joie.
- Dominique! Parvint-il à articuler, hésitant toutefois à la prendre dans ses bras ou à lui faire la bise.
S'il hésitait sur la conduite à tenir, il sentait une joie rayonnante parcourir son corps. Ils se regardèrent un instant sans rien échanger d'autre qu'un grand sourire et un regard chargé de souvenirs.
- Je n'aurais jamais cru qu'on se rencontrerait ici. Je .. Tu ne peux pas savoir la joie que cela me fait de te voir.
- Moi aussi, je suis contente de te voir.
- Malgré les mois passés, tu n'as pas changé. Le même regard, le même sourire. La coiffure, peut-être ?
- Oui, je préfère les cheveux courts. Mais toi non plus tu n'as pas changé : toujours aussi flatteur.
- Non, non ! Je dis la vérité. Tu as bien quelques minutes à m'accorder ? Allons prendre un café, là, sous les arbres. Tu me raconteras. Ils traversèrent la rue et gagnèrent la terrasse d'un café.
- Alors, que deviens-tu ? Marié ?
Dominique  avait posé les questions nonchalamment, presque par réflexe. Intérieurement, elle regretta la deuxième question.
- Marié ? Moi ? Hum ... Disons que je préfère rester disponible. Mais parles-moi de toi. Que fais-tu de tes jours ? Que viens-tu faire dans la région ?
- Je travaille toujours pour l'agence de voyages. Je navigue toujours beaucoup à droite, à gauche. Un jour là, un jour ici. Tu sais bien que j'ai la bougeotte. Et si je suis dans la région, c'est pour quelques jours de vacances. Tu m'avais tellement parlé de la mer, des gens, de sa gastronomie, que je me suis décidée à venir ici.
- Formidable ! Tu verras, tu ne seras pas déçue...
Il s'arrêta une seconde pour baisser les yeux sur la main gauche de Dominique  et constata l'absence d'alliance. Au fond de lui, il savait que ce signe distinctif n'était pas un indice suffisant. Il termina sa phrase.
- .... Tu n'y penseras même pas. Et ... enfin, ton mari, comment ...
Elle leva la main pour lui demander de s'interrompre. Un léger voile passa devant ses yeux.
- Je ... Cela ne s'est pas fait.
- Je vois cela d'ici. Il ne rentrait pas dans les canons parentaux. Je ... je ne voudrai pas tourner le couteau dans la plaie, mais je trouve cela ...
- ... dommage ?
- Ce n'est pas le mot que j'aurais prononcé. Mais prenons celui-là. A te voir là, beaucoup de souvenirs reviennent du fin fond de ma défaite. Non ... ils ne reviennent pas d'aussi loin. Je ...
Dominique regarda autour d'elle, le regard volontairement vague. D'un geste gracieux et tendre, elle posa sa main sur la sienne.
- Chut ! Je me doute ce que tu vas me dire.
- Ah, tu fais dans la voyance, se força-t-il à dire dans un grand sourire et sur un ton franchement amusé. J'ai résisté à l'envie de venir te voir. Je t'ai envoyé des tonnes d'e-mails ou de cartes postales. Je pense que j'ai compris pourquoi tu n'y répondais pas. Cela m'a pris longtemps avant que je renonce. Il fallait que je tienne la promesse que je t'avais faite., il ne me restait plus qu'à m'effacer tout en te promettant d'être là si le besoin se faisait sentir. Je ne peux pas dire que tu en aies abusé.
Il termina cette phrase dans un sourire forcé, dans une grimace qu'il voulait amusante. Il voulait d'une manière ou d'une autre changer de sujet, sortir de l'impasse où il se voyait engouffré, stopper avant qu'elles ne s'écoulent, les larmes de Dominique.
- Mais ce qui est sûr, c'est que le soir ne va pas tarder à tomber. Et les eaux froides de la mer  vont communiquer au vent leur fraîcheur. Je ne voudrai pas que tu attrapes froid.
- Merci, dit-elle. Toujours aussi attentionné.
- Tu sais, je n'ai rien oublié.
- Je te crois. Moi aussi, je ....
- Allez, je t'invite, coupa-t-il, prenant sur lui de l'interrompre.
Autant pour lui que pour elle. Il sentait qu'elle allait craquer. Il était resté le fichu sentimentique et le grand romantal qu'il voulait être. Bien sûr, il se moquait de lui-même en inversant les syllabes terminales.
- J'ai une petite bouteille de champagne au frais qui n'attend qu'une chose
: être débouchée !
- D'accord. Mais vraiment une petite bouteille.
- Promis, juré !
Il marqua un silence tout en se levant et lui mettant son pull sur les épaules. Puis il reprit :
- Cela me fait du bien d'être à côté de toi, de sentir ta présence. Je me sens différent, plus léger, plus décontracté. Presque serein. Merci pour ce moment.
Ils se regardèrent un instant. Il lui sembla trouvé un encouragement. Il tenta :
- Je ... je voudrais te ... si tu veux ... sans vouloir m'imposer ... sans chercher à .. Enfin, je veux dire : te revoir. Si c'est faisable, si ....
Il embrouillait les mots, les phrases. Intérieurement, il s'en voulait d'être aussi gauche, aussi maladroit, aussi sincère. Malgré son âge, il avait l'impression d'être un collégien, un adolescent lors de son premier rendez-vous. Dominique, pour toute réponse, lui prit la main et se laissa guider jusque chez lui. Tout le long du chemin, il veillait à garder le contact, cette aura qui semblait les entourer tous les deux. Pour prolonger ce moment, il lui parlait de cette ville, de la mer, comme s'il essayait de la convaincre de rester là plus longtemps. Enfin, ils arrivèrent chez lui.
Elle l'entendait s'affairer dans la cuisine. Elle reconnaissait les bruits d'un plateau qu'il posait sur la table, des verres qui s'entrechoquaient, du bouchon de champagne qui se libérait de son goulot. Instinctivement, elle regardait les rayonnages de livres. Elle savait qu'il adorait lire toute sorte d'ouvrages. Elle sourit en regardant le rayon le plus élevé de cette bibliothèque car elle y trouva les titres auxquels elle s'attendait. Un peu à l'écart, sur la seconde étagère, elle aperçut un livre fin, au format dix sur dix neuf centimètres. Sur la tranche, le simple mot "Carnet" était imprimé. Elle en éprouva un étrange sentiment. Elle se leva et se dirigea vers la bibliothèque. Elle s'immobilisa un instant, puis tendit la main vers le carnet. Mal assurés, ses doigts se saisirent de l'opuscule. Elle reconnut la couverture : une photographie représentant un chinois du début du vingtième siècle exécutant son travail de passeur. Son regard portait loin, au-delà des rives du fleuve Shendong qu'il traversait plusieurs fois par jour. Son sourire lui donnait une sérénité que son misérable et dur labeur était incapable de lui procurer. Dans un espace disponible était écrit un titre à l'encre de Chine: " Parce que c'est Toi ". Elle ferma un instant les yeux, se pinça les lèvres en réaction à une émotion forte qu'elle sentait monter en elle. Anxieuse, elle avait ouvert le carnet, à une page, au hasard. Sans lire, elle se rendit compte que les feuilles étaient couvertes d'une écriture manuscrite. Elle ferma de nouveau les yeux, refusant de lire le texte, résistant à l'envie de découvrir les mots. Elle se souvint - d'ailleurs, cela l'avait-elle vraiment jamais quitté sa mémoire ? - qu'il lui avait dit qu'il lui écrirait un texte uniquement pour elle. Tellement unique qu'il serait écrit dans ce carnet, au stylo-plume, rien que pour elle. Impressionnée et par pudeur, elle referma le carnet et le regard noyé d'émotion le replaça à l'endroit où il reposait depuis, sans doute, quelques mois, sinon plus. Elle savait qu'elle n'avait pas le droit de le lire. Elle devait attendre qu'il lui donnât. Elle en était toute chavirée.
Elle était toujours debout devant la bibliothèque quand il revint de la cuisine avec son plateau où trônait la petite bouteille de champagne. Leurs regards se croisèrent. Il devina que quelque chose avait changé dans son attitude. Presque aussitôt, il réalisa qu'elle se tenait devant la bibliothèque, devant un endroit particulier de ces rayonnages. Particulier pour lui. Il devina qu'elle avait, sinon ouvert le carnet du moins l'avait repéré. Il déposa son plateau sur la table basse. Il voulut prononcer quelques mots mais elle leva la main en signe d'interruption et parla.......
..... Mais il ne put ni les entendre et encore moins les comprendre ! Il s'assit d'un seul mouvement dans son lit. Le souffle lui manquait. Il regarda autour de lui. Il était bien dans sa chambre, mais tout seul. A travers les interstices des volets, une lumière jaunâtre éclairait légèrement la pièce. Il jeta un œil sur le réveil électrique : cinq heures cinq ! Il avait rêvé ! Une fois de plus. Dans sa poitrine, il sentit un grand vide. Tellement grand qu'il eut l'impression que s'il y jetait un œil, il y serait attiré, il s'y noierait. Au niveau du cœur, il ressentit une douleur physique, localisée, comme une crampe, violente et rapide. Il respira un grand coup. Il se leva, toujours suivi ou entouré de cette impression de vide. Il ouvrit la fenêtre et les volets. Au loin,  les premiers rayons du soleil irradiaient les contours des reliefs.
Il combla le vide en se disant qu'à quelque part, Dominique dormait tranquillement, qu'elle était sans doute aussi heureuse que possible. Du moins, en tout cas, il le souhaitait de tout cœur. Il continuerait à s'adapter, à vivre écorché à cause des barbelés d'un enclos de silence
.

Sorseggiato da: Cappuccina quando erano le ore 02:52 | Link | commenti (9)
categoria:pensieri